L’eau continue à s’écouler le long de la falaise Sud du Maresclé et les dégâts sur celle-ci empirent de jour en jour

Je voudrais alerter nos élus sur le fait que l’eau continue à s’écouler le long de la falaise Sud du Maresclé et que sous son effet, cette dernière continue à s’ébouler sous nos yeux jour après jour. Un travail sérieux a été réalisé pour assurer la sécurité sur la zone et pour éviter une pollution par le tout-à-l’égout si la canalisation mise à découvert venait à s’effondrer. Mais il semble que les recherches pour localiser la source de l’écoulement et pour explorer les réserves d’eau et leurs mouvements dans les sous-sols n’aient pas encore été menées à ce jour. Plus on attend, plus la falaise se fragilise et recule, au point qu’il n’est plus certain, désormais, qu’on pourra conserver en surplomb un sentier côtier, même en préemptant quelques mètres du terrain situé en face de l’éboulement principal, ainsi qu’il avait été envisagé initialement.

La jonction Loscolo – Maresclé fonctionne comme une totalité

Ce serait une grande perte pour les riverains, les habitués, les résidents secondaires et les touristes, et leur inquiétude est perceptible lorsqu’on fréquente le quartier au quotidien comme c’est mon cas. La déviation actuelle du GR34 est un moindre mal, elle conserve l’accès à une partie du littoral, mais une partie seulement, et il serait triste de devoir renoncer à cette jonction Loscolo-Maresclé, très appréciée de tous, et qui fonctionne comme une totalité, permettant de découvrir tour à tour les deux parties de la baie de Vilaine séparées par la pointe de Loscolo, qui diffèrent par leur orientation, leur dimension, leurs paysages, leurs atmosphères. Il faut avoir entendu les commentaires des promeneurs et randonneurs :« Qu’est-ce que c’est beau ! », « On ne s’en lasse pas ! », « On se croirait dans le Colorado ! »… Nous ignorons quelles sont les intentions de la mairie à cet égard et serions particulièrement anxieux d’avoir quelques informations sur les réflexions en cours. 

Le long de la plage de Loscolo, le sentier a été déplacé de quelques mètres

En laissant l’eau s’écouler sans en rechercher l’origine, on a l’impression que nos élus se résignent à la perte de cette partie du littoral. Or, certaines informations, parfois fournies par des anciens qui ont connu cette zone il y a très longtemps déjà, mériteraient d’être exploitées. Cela bien sûr sans prétendre se substituer au travail de spécialistes en géologie dont nous apprécierions aussi particulièrement la venue.

Un puisard draine peut-être encore les eaux pluviales sur le terrain en face de l’éboulement

Les sous-sols de la zone concernée sont riches en nappes phréatiques et autres poches d’eau : toutes les premières maisons construites dans les années 1960 sont dotées de puits. Au niveau du portail d’entrée de la maison située face à la faille, on peut apercevoir une bouche remplie d’eau, située à présent à quelques mètres à peine du lieu où le goudron du sentier côtier s’est effondré. On me dit également que l’ancien propriétaire avait installé sur son terrain (dans l’alignement de la porte fenêtre de droite) un puisard, sans doute recouvert de terre à présent, destiné à drainer les eaux de pluie. Celles-ci étaient sans doute acheminées vers la buse visible sur le bord du chemin. Beaucoup se souviennent qu’il y a plusieurs années de cela, le jet d’eau venant de cette buse était visible depuis la plage. A présent, elle est asséchée.

Cela signifie-t-il que l’eau qui continue peut-être à être drainée par ce puisard aurait trouvé une autre voie pour s’écouler ? En tous cas, cela répond à la question posée par M. Mahé, adjoint aux réseaux, demandant si l’eau qui ruisselle des toits est collectée. La réponse est « oui », pour cette propriété dans le passé, et « peut-être » pour cette même propriété, la plus concernée, aujourd’hui. Par ailleurs, on m’a aussi indiqué qu’une arrivée d’eau a existé dans le passé pour les campeurs qui s’installaient sur le terrain à gauche de cette propriété, dont il n’est pas certain qu’elle ait été refermée dans les règles de l’art.

Il n’est pas certain que ces quelques points permettent d’obtenir des résultats, mais il semble indispensable à tout le moins d’aller vérifier ce qu’il en est et d’élargir ensuite le champ des recherches. La survie de la falaise et du sentier sont en jeu. 

Un fait nouveau dont le projet Loscolo pourrait être une victime collatérale

Une dernière remarque : certains recours déposés contre le parc conchylicole de Loscolo ont fait remarquer la fragilité de la falaise qui se trouvera à proximité immédiate des travaux importants prévus pour installer les canalisations en vue du pompage et du rejet de l’eau de mer après utilisation. Si l’on en doutait, non seulement la fragilité de la falaise est désormais établie, mais de surcroit la situation empire à mesure que le temps passe et que l’on laisse l’eau attaquer plus encore cette pauvre falaise. Il est facile d’imaginer les dégâts supplémentaires, véritables dommages collatéraux, susceptibles d’être causés par l’utilisation de gros engins, d’outils de forage, et les vibrations qu’ils produisent. 

Il y a là un « fait nouveau » qui réclame que soit reconsidérée à sa lumière l’installation des équipements en mer de ce projet Loscolo, dont le coût déjà extrêmement élevé risquerait de se doubler d’un coût écologique majeur et d’un coup supplémentaire porté au secteur du tourisme. De nouvelles expertises sont indispensables. Et peut-être une réunion du comité de suivi, en sommeil depuis deux ans et demi… Il n’est décidément pas simple de se faire entendre quand on est riverain !

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