Du positif !

« On est tellement bien ici. Surtout, qu’on nous laisse tranquille ! » Ce n’est pas un senior jouisseur, jubilatoire, adepte de pêche, de jardinage et de ping-pong qui s’exprime ainsi, mais une jeune femme de 25 ans, quartier Poudrantais. Bizarre, cette propension à supposer que toute intervention extérieure, même venant de ceux qui ont la charge du bien commun, se traduirait nécessairement par, au choix : des ennuis // une perte de qualité de vie // des formalités // des dépenses // autres – cochez la case correspondante…

une intervention qui suscite un réel mieux

Il y a pourtant des cas où une intervention (de la mairie, pardi !) est tout à fait appropriée et suscite un réel mieux. J’ai souvent pensé que les marches qui égaient le sentier côtier le long de la plage du Maresclé étaient trop peu visibles, qu’elles se confondaient avec les planches neuves remplaçant les plus anciennes et avec les ombres des poteaux de la clôture, et qu’elles impliquaient un risque de chute, notamment pour les nombreux seniors qui fréquentent l’endroit. Je suis moi aussi sensible à ce risque depuis que les années commencent à peser sur mes épaules, dont l’une s’est déboitée il y a quelques années lors d’une glissade malencontreuse, accélérant ma prise de conscience dudit poids des années et de l’éventualité qu’une nouvelle chute me ramène aux urgences où 5 tentatives douloureuses et infructueuses de la remettre en place, l’épaule, avaient conduit à opérer sous anesthésie générale, cette dernière générant une hypertension durable et peu rassurante, et l’ensemble de cette expérience une démarche devenue beaucoup plus prudente. Tout cela pour dire que passé la soixantaine, on fait attention où l’on pose ses pieds.

J’avais pensé poser cette question à qui de droit. Mais la fois précédente, je n’avais pas eu de chance. J’avais téléphoné pour signaler des nids de chenilles processionnaires et on m’avait répondu oui, oui, on va passer. Et j’avais finalement dû écraser moi-même avec mes pauvres godasses des centaines de lépidoptères partis en quête d’une liberté visqueuse.

Nous sommes tous des handicapés de quelque chose

Dont acte !!! Quelqu’un a su émouvoir les services. Qu’il se dévoile et nous dévoile les secrets de son intervention ! Oui, je sais, je ne peux m’empêcher de faire de l’humour… Mais je suis réellement content. Ces larges bandes le long des marches répondent très précisément au problème. L’abord de chacune des marches est clairement identifié. Je me sens désormais en sécurité lorsque j’arpente ce sentier. Ces bandes blanches sont d’autant plus satisfaisantes, à mon sens, qu’elles rappellent les prescriptions de la loi sur le handicap. J’ai milité dans mon ancien travail pour faire reconnaître, d’une part que la loi devait être appliquée, et d’autre part que les « personnes atteintes de handicap » sont en quelque sorte les « têtes chercheuses » de notre prétendue normalité. Nous sommes tous d’une façon ou d’une autre des handicapés de quelque chose, dans notre sociabilité ou dans nos talents inexplorés. Ceux qui affichent un handicap réel et reconnu, les mal voyants, les personnes en fauteuil, sollicitent des aménagements qui améliorent notre quotidien à tous.

Alors bravo !! Et continuons ! C’est tellement bon de s’imaginer vivre dans une commune où chacun pourrait – peut ? – faire connaître à ceux qui nous dirigent ce que lui suggère son « expertise d’usage ». Faites des propositions, dites, selon le quartier où vous habitez, quels sont les chemins, les éclairages, les équipements de gestion des ordures et bien d’autres choses encore, qui influent sur notre qualité de vie.  Par exemple, comment améliorer la circulation des vélos rue du Calvaire qui mériterait un nom plus attrayant si les cyclistes empruntant la piste cyclable ne devaient pas se méfier à la fois des automobiles venant à contresens et des portières de celles garées à leur droite ? Vous avez certainement des idées d’améliorations grandes ou petites sur tel ou tel lieu de notre commune. Partagez-les avec d’autres lecteurs ! Pour ma part, je suis encore sous le choc de ces superbes bandes blanches. Et tant qu’on y est, bravo aussi pour les superbes vasques de fleurs rue de l’Église !

1 commentaire sur “Du positif !”

  1. Du positif, oui, mais à condition d’être entendu ! Ce qui ne semble pas une réelle habitude de la “maison communale” dans les temps qui courent….
    Question idées d’amélioration du quotidien et pour la sécurité des usagers résidents et vacanciers, je n’évoquerai déjà que le cas de la rue de Brancelin, après y avoir été le témoin de diverses situations dangereuses de circulation.
    Premier problème : après avoir passé le dos d’âne installé dans la montée entre Tregorvel et Brancelin certaines chauffeurs (ou chauffards ?) s’empressent d’appuyer sur l’accélérateur pour passer parfois en trombe devant Brancelin jusqu’à Haut-Penestin d’autant plus facilement que la rue est en ligne droite. Une limitation à 30 de toute la voie, renforcée par un marquage-rappel de cette vitesse au sol, pourrait déjà s’imposer, quitte à y faire de temps à autres des contrôles (lucratifs), histoire de calmer certaines ardeurs.
    Second problème lié : le carrefour rue de Brancelin – allée de l’ile de Kerso (ex allée du Lomer). Quand je voyais, revenant des plages, des familles à vélo traverser dont avec de jeunes enfants, je priais – façon de parler – qu’un fou du volant n’arrive pas car les gamins n’auraient pas le temps de se ranger. Carrefour déjà beaucoup trop large, nombre de voitures le coupe (sens bourg-lomer), quitte à passer dangereusement à gauche sans visibilité (haie sur le terrain privé faisant angle). La création d’un îlot central en dur avec une réduction drastique de largeur des 2 voies de circulation, à agrémenter de quelques plantations décoratives ?, pourrait être une solution simple mais efficace pour sécuriser ce carrefour.
    Au prévoir au(x) programme(x) des prochaines échéances électorales ?

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