Je vous propose une expérience

Merci pour vos messages d’encouragement après mon dernier texte. La personne qui me dit que je ne suis peut-être pas impartial, mais sans doute sincère, a raison. J’avais abordé la question de l’impartialité dans l’histoire de la presse il y a deux mois (http://www.penestin-infos.fr/que-peut-la-presse-face-au-mensonge-en-politique/).

Ce que je recherche, c’est avant tout la vérité, et cela, c’est déjà en soi-même une forme d’engagement. Si dans une situation donnée l’un dit la vérité et l’autre ment, ce n’est pas faire du bon journalisme que de les mettre sur un pied d’égalité. L’engagement est citoyen et non pas partisan, lorsqu’il réclame le respect de la vérité, celui des règles de la démocratie, et lorsqu’il pose la question de l’affadissement de la vie quotidienne.

Le journalisme, c’est pour l’essentiel : rencontrer des gens, relater des faits, les mettre en contexte, élaborer un message avec des mots et/ou des images. Sur ce dernier point, beaucoup de journalistes disent qu’ils « pissent de la copie ». Je n’aime pas du tout cette expression. Je fais pour ma part des expériences, qui m’éloignent parfois d’un journalisme conformiste. Je veux être utile et donner du plaisir aux lecteurs en même temps que je me fais plaisir à moi-même, sinon à quoi bon « travailler » sans être rémunéré ? J’explore les limites, les confins, par exemple entre l’information et le domaine littéraire (comme beaucoup d’autres avant moi).

Lorsque j’expérimente, je teste des idées. Je tire profit en cela de la proximité exceptionnelle avec mes lecteurs que me permet ce blog d’infos locales. Lorsque l’on teste, on ne sait pas à l’avance ce qui va en résulter. C’était le cas pour le texte « Jour morose ».

Aujourd’hui, je vous propose une autre expérimentation. J’ai deux projets d’articles : 1) on me dit qu’il faudrait que je parle des Manouches présents dans la commune, et 2) j’ai aussi envie de parler d’un auteur, Yannick Loisel, qui a écrit le premier polar se déroulant à Pénestin, « Pénestin… Meurtres 5 étoiles ». Ce n’est certes pas un événement littéraire comparable aux romans en lice pour le Prix de Premier roman de l’estuaire de la Vilaine, et la présentation de Pénestin se limite pour l’essentiel au camping d’Inly. Mais il aborde la lecture comme un loisir populaire et mérite réflexion à ce titre.

J’aimerais faire l’expérience de travailler « sur commande », un peu comme un écrivain public. Le journaliste est considéré dans les manuels comme un ambassadeur, quelqu’un qui se rend dans des lieux où la majorité de ses lecteurs ne vont pas (exemple extrême : les pays en guerre), et où il se fait en quelque sorte « leurs yeux et leurs oreilles ». Je suppose que peu parmi vous se sont rendus sur les campements des Manouches. Alors je vous propose simplement de me dire ce que vous aimeriez que je leur demande lorsque j’irai. C’est aussi simple que cela. Idem pour Yannick Loisel que j’interviewerai dans le courant de la semaine : quelles questions voulez-vous que je lui pose ?

La marche à suivre est simple, elle aussi. Vous pouvez mettre un commentaire à la suite de cet article, y compris en anonyme, si vous préférez (car je m’adresse ici en partie à des personnes qui ne sont peut-être pas habituées à s’exprimer sur ce blog). Vous pouvez aussi m’envoyer un mail ou me téléphoner (cf. ci-dessous). On peut même envisager de pousser l’expérience un cran plus loin : une ou deux personnes auront peut-être envie de m’accompagner pour l’un ou l’autre de ces deux reportages.

A vos claviers !!

Gérard Cornu
Cornu.gerard@orange.fr
06 64 87 18 81

4 commentaires sur “Je vous propose une expérience”

  1. Manouches, tsiganes, roms, gitans… ces termes que nous avons tendance à utiliser indifféremment ne sont pourtant pas des synonymes et font référence à des ethnies et des coutumes différentes. Êtes-vous bien sûr que vous allez interviewer des Manouches ? Entre eux, ils font bien la différence. Attention au faux pas diplomatique !

  2. Les manouches viennent tous les ans une semaine à Penestin l’été, je les ai toujours vus et soignés. Cette année ils ont changé de lieu , c’est tout . Ils disent être une mission évangélique.
    Je pense que tu n’auras pas le temps de les interviewer, ils repartent.

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