On attendait Ouest-France, capable du meilleur comme du pire, pour voir ce que ce média puissant dirait à propos des résultats de l’enquête publique sur le PLU de Pénestin. Oui, j’ai bien dit « du meilleur », car cela arrive : des dossiers, des enquêtes, des analyses. Mais c’est devenu plus rare. Le plus souvent, Ouest-France se contente d’être un journal institutionnel. Ni de droite, ni de gauche, il s’adapte au fil de ses 41 éditions au contexte local et régional. Un maire, quelle que soit son étiquette, est plus crédible qu’un président d’association et ce dernier l’est plus que vous et moi. Le premier journal de France, qui vend 635 000 exemplaires par jour, très loin devant tous ses concurrents, a de beaux principes :
« Dire sans nuire, montrer sans choquer, dénoncer sans condamner, témoigner sans agresser ». (charte de juin 1990)
Il arrive cependant que ces principes ne s’appliquent qu’aux puissants, les autres, les personnes concernées par une décision, étant simplement ignorées. Nous y voici, hélas !
« Nous avons dû faire vite »…
L’article est intitulé : « Avis défavorable au plan local d’urbanisme ». Une photo de petite taille montre le maire de Pénestin, M. Puisay, souriant sur le fond acajou de sa Salle du conseil. Un seul intertitre : « Nous avons dû faire vite », qui agit comme une réponse au titre. Ben oui, quoi ! si notre projet n’a pas plu aux trois commissaires-enquêteurs, c’est parce que nous avons manqué de temps. CQFD.
Le lecteur, pressé lui aussi, qui ne lira que le premier paragraphe, aura bien raison : avis défavorable… unanimement… le 26 juin. L’essentiel est dit. On ne s’attarde pas. L’info nous parvient avec plus de deux semaines de retard, comme celle de la prise de la Bastille en 1789 ? C’est un détail.
Le deuxième paragraphe est carrément indigeste. Il reprend en une seule phrase trois des 4 points justifiant la décision finale de la commission d’enquête, genre « le défaut de consolidation des activités agricoles et mytilicoles dans une perspective durable ». On lit sans comprendre. Et pourtant : les commissaires-enquêteurs donnent raison au rapport rédigé courageusement par les agriculteurs regroupés en une commission du Collectif pour Pénestin. Il fallait entendre le fils Vaugrenard, clair, précis, argumenté, décrivant dans les réunions du CPP les obstacles mis au développement de son activité !
L’aplomb de celui qui n’a jamais douté de lui-même
Il fallait lire aussi le rapport du Centre régional de la conchyliculture, concluant la liste de ses réflexions et de ses critiques par un avis défavorable qui résonne comme un constat d’échec de la politique menée par la mairie. Mais le troisième paragraphe, comme tous ceux qui vont suivre jusqu’à la fin de l’article, donne la parole au maire qui minimise d’emblée :
« Il y avait énormément de petites remarques, mais nous nous attendions à un avis favorable avec des réserves. »
« De petites remarques » ! Il y a de quoi s’étrangler !! C’est toute la politique du développement économique, du logement, de l’urbanisme, de l’environnement et du littoral qui est remise en question ! Le maire est comme un mauvais élève qui va consulter sa copie du bac de français : « Mais vous avez mis plein de petites remarques en rouge ! » Puis, avec l’aplomb de celui qui n’a jamais douté de lui-même : « Mais quand même, vous auriez pu faire un geste. J’ai écrit deux pages, ça ne peut pas être complètement mauvais ! »
Honteux, je n’ai pas d’autre mot
Quatrième paragraphe. Un grand classique : le maire rejette la responsabilité sur son prédécesseur, M. Baudrais, qui aurait dû lancer cette révision dès 2015 et ne l’a pas fait. C’est honteux, je n’ai pas d’autre mot. Puis il conclut avec un enthousiasme sans faille :
« Cette fois, on est prêts, il nous manque juste quelques éléments, mais on a bien avancé. »
Un scandale ! Le rapport de la mairie est unanimement rejeté, mais « on a bien avancé ». La journaliste gobe et transcrit à la virgule près. Son métier est de faire preuve d’esprit critique, de vérifier, de recouper. Ici, cela s’appelle « servir la soupe », je suis désolé de le dire.
La fin est du même acabit. Le maire a déjà échangé avec un nouveau bureau d’études. Ils se rencontrent fin août. Pas avant ? Non, non, on gère. Il espère « arrêter le Plu définitif au premier trimestre 2025 ». Voilà une promesse qui ne coûte pas cher. Comment réaliser en quelques mois ce qu’on n’a pas pu faire en 4 ans ? Surtout lorsqu’on ne reconnaît pas ses erreurs ? Comment faire alors pour les corriger ??
Je m’adresse à nouveau aux membres de l’équipe municipale. Vous êtes engagés par les déclarations fantaisistes et amateuristes de votre chef de file. Si vous voulez sortir la tête haute de cette aventure, faites comme Christian Mahé, Nadine Fransouski, Laetitia Seigneur, Corinne Terrien. Ayez un peu de cran. Quittez ce navire en perdition. Reprenez votre liberté. Ce ne sont tout de même pas le sandwich aux rillettes et le gobelet de bière tiède qu’on vous offrira ce soir qui vous font rester !? Telles que les choses sont engagées, il n’y aura pas de PLU voté à Pénestin tant que M. Puisay en sera maire.
Un nouveau cabinet ? Une nouvelle étude !
Un cabinet ne va pas valider aveuglément le travail d’un concurrent surtout avec autant de réserves ! Même si Mr Puisay minimise encore une fois, les avis et réserves ont été très nombreuses et pertinentes !
Encore une fois, quel coût pour nos impôts ?!?
Si ce nouveau cabinet rend un avis aussi rapide, soit il attend les contrats et n’est donc pas sollicité, soit on peut se poser des questions sur son intégrité et son efficacité !
Arrêtons de fermer les yeux sur toutes ces impostures, ces manipulations et ces folies de grandeurs par des gens qui ne sont là que pour leur profit personnel suite à des échecs professionnels !
un PLU bâclé sans aucune concertation avec les personnes de grande valeur que j ai rencontré lors des séances organisées par le CPP : agriculteurs, mytiliculteurs, associations environnementales, jeunes et anciens…. concernés par le futur de penestin…
j ai été impressionné par leur connaissance des normes, des dénominations… mais surtout une connaissance du territoire (la il y a une arbre remarquable, la une haie… )
tout cela a conduit a faire des commentaires pertinents et unanimes aux commissaires enquêteurs
le résultat est la : 3 avis défavorables sur 3
Quelle performance !!!
Mais la comédie de l incompétence continue avec l argent des Penestinois, avocat et nouveau cabinet pour aider la mairie a corriger les 2/3 remarques qui ne vont pas 🙂 comme le
dit le maire.
Pourquoi le maire ne fait pas appel a ces compétences volontaires et sans préjugés (des commissions CPP) qui ont les compétences pour faire avancer le PLU dans le bon sens pour les penestinois plutôt que prendre des personnes étrangères a penestin ne connaissant ni le territoire ni les spécificités de Penestin